Il y a quelque chose de plus grand, de plus beau,
de plus fort que l'amour Icare. Il y a le défi.
Ainsi me parlait ma mère. J'avais 8 ans.
Nous avons tous plus ou moins enfouis dans notre mémoire quelques vagues éclats du mythe d'Icare et certainement la partie la plus célèbre, celle concernant la chute du jeune homme dans la mer lors du premier vol « historique » de l'humanité. La non observation des règles fixées par son père Dédale aurait, dit le mythe, causé la mort du jeune homme. Le soleil s'étant révélé la cause du drame. Il y a dans les mythes quelque chose à la fois d'éternel et d'inusable. En cela, le mythe d'Icare m'a toujours été d'une profonde sympathie car il symbolise à mes yeux tous les défis et en particulier celui de la jeunesse éternelle contre l'autre monde, celui des morales, des principes, des vieilles institutions, des retours aux bonnes vieilles valeurs, de la religion, etc. J'ai volontairement délaissé la Grèce antique pour la France de 1910-1914, celle qui a vu naître l'aviation, la photographie, les mouvements anarchistes en Europe et bien évidemment la grande boucherie que l'on sait, la mémorable chute qu'a été la grande guerre.


Conception, écriture et mise en scène : Yann Denécé
Comédien : Eric de Sarria
Comédiens chanteurs : Vincent Audat, Isabelle Hervouët
Trampolinistes : Christophe Chapin, Pascal Sogny
Acrobate aérienne sur tissus : Dominique d'Angelo
Manipulateur : Jean-Paul Briand
Accordéoniste : Frédéric Lambierge
Une création du festival Label Nocturne.

